Rendre à César ce qui appartient à César. Des lecteurs pointilleux nous ont rappelé que les « Assises de la recherche » avaient été convoquées en 1983 par Jean-Pierre Chevènement, deux ans après qu’il a créé, le 28 juillet 1981, le ministère de la Recherche et de la Technologie. Et c’est bien Hubert Curien, ministre à partir de 1984, qui a mis en œuvre la loi d’orientation et de programmation de la recherche et la loi sur l’enseignement supérieur.
Petit retour historique, donc. Une époque où, entre 1981 et 1993, la science et la recherche étaient une priorité, avec une loi d’orientation autrement plus ambitieuse que l’actuelle LPR. Une époque où la volonté politique passait avant la rigueur budgétaire imposée à la gauche au pouvoir. « La volonté ne peut se manifester que par des actions », disait Victor Hugo. Message reçu. C’est bien pour cela que notre syndicat continuera de marteler que les personnels de la recherche et de l’enseignement supérieur, eux, ont une vision. Un projet collectif, loin des logiques de compétition et de rentabilité à court terme. Et qu’ils n’accepteront plus les demi-mesures ni le manque d’ambition des gouvernants.
« Ayez la volonté et la persévérance, et vous ferez des merveilles », disait Benjamin Franklin. Une devise taillée sur mesure pour la recherche et l’enseignement supérieur. Alors, hors de question de laisser nos organismes et nos universités se faire avaler par le miroir aux alouettes des key labs ou de l’ANR, ces machines à casser la liberté académique et à freiner le véritable progrès des connaissances.
Mobilisation générale. Rejoignez le webinaire du 13 mars, organisé par notre syndicat, sur « L’avenir de la science et de la recherche dans les EPST ». C’est maintenant qu’il faut s’engager. Faites passer le mot, partout. Ce n’est que le début. Mais un début décisif. |