Bilan 2021 de la section Nouvelle Aquitaine
Rapport d’activité 2021 de la section Sgen-CFDT RechercheEPST Nouvelle-Aquitaine.
La section Nouvelle-Aquitaine réunis ses membres en moyenne une fois par mois. Ce rythme c’est maintenu durant la pandémie de Covid 19 à l’exception du premier confinement.
Lors des élections professionnelles de 2018 notre syndicat a obtenu en Aquitaine un score de 31,78% des suffrages pour les IT et de 32,31% pour les chercheurs, se plaçant ainsi en 1ère position devant les 7 syndicats en lice.
Vie syndicale
Les actions d’informations que la section a développées et qui ont nourris les débats de la mandature 2018-2021 ont suivi l’évolution des grands chantiers sur lesquels se sont portés les engagements du Sgen-CFDT RechercheEPST, au premier rang desquels les dossiers du RIFSEPP et du PPCR puis, en milieu d’année, celui du télétravail. Les militants de la section se sont mobilisés pour donner des explications dans les labos par voie d’affichage ou d’échanges verbaux pour faire comprendre notre démarche. Ils se sont fait l’écho et le relais des informations reçu du national.
Le renouvellent du CLAS fut également l’un des enjeux majeurs pour l’Aquitaine. La difficulté de réunir suffisamment de militants disposant de la compétence, de l’envie, et du temps nécessaire pour remplir l’ensemble des fonctions d’administrations et d’animations du CLAS ne sont plus réunie depuis plusieurs mandatures. L’organisation d’une liste d’union syndicale s’ouvrant également à des non syndiqués c’est porté, pour la seconde fois, aux suffrages des électeurs. Cette stratégie largement inspiré par la section, permets de maintenir un équilibre subtil entre les forces en présences et d’assurer à notre syndicat des postes stratégiques (trésorerie, secrétariat, vice-présidence) dans la perspective d’une monté en puissance et en compétence des militants qui s’y engagent. Elle permet, en outre, la formation par l’expérience des nouveaux militants qui rechignent à prendre directement la responsabilité d’une commission et qui progressivement s’insèrent dans le tissu décisionnel avant d’en prendre les commandes, le moment venu.
Actions syndicales : Rencontre agents/ Militants.
Les actions syndicales conduites par les militants de la section se sont déclinées en deux champs distincts, l’accompagnement des agents en difficultés dans leurs relations professionnelles ou l’évolution de leurs conditions de travails. 5 dossiers ont été ouverts pour des agents CNRS qui ont éprouvés la nécessité de rencontrer un militant syndical pour recueillir un avis face aux situations professionnelles qu’ils rencontraient, 3 d’entre eux ont fait l’objet d’un suivit, toujours en cours pour deux d’entre eux. Au-delà des spécificités de chacun des cas, on constate toutefois des points de convergences qui touchent invariablement l’organisation du travail dans le contexte de la raréfaction de l’emploi ITA, mais également d’une dégradation insidieuse des compétences managériales des encadrants qui développent souvent une pression excessive sur le résultat sans tenir vraiment compte des conditions matérielles et humains que sous-tendent l’obtention de ces derniers. Il semble également qu’aucune discipline ne soit épargnée par cette tendance.
CRHSCT
Le CRHSCT aquitain travail en intersyndicale forte de 3 titulaires et de 3 suppléants de la section. Un compromis entre les différentes sensibilités est acquis le plus souvent à l’occasion d’une réunion préparatoire avant la tenue du CRHSCT. Cette disposition permet de prendre en compte les avis de chaque syndicat et d’arriver en séance avec une position commune face à l’Administration. Une commission « sorbonnes » née de l’initiative d’une de nos élues auxquels contribue 3 autre syndicats à pris en charge l’analyse systématique du parc d’équipement qui présente des malfaçons. Cette initiative permet en collationnant les données, un travail croisé avec le service Hygiène et Sécurité, et la programmation des travaux. Cette disposition permet également de mieux connaitre les difficultés auxquels peuvent être confrontés les agents notamment ceux des labos hébergés.
Un gros dossier relatif au recrutement d’un Médecin coordonnateur initié lors de la mandature précédente a fini par aboutir au remplacement du médecin parti à la retraite. Son successeur recruté sur contrat de droit privé équivalent à un tiers temps. Cette situation ne permet pas cependant d’entretenir un rythme suffisant de visite des agents de la circonscription.
Syndicalisation
Parmi les moteurs du développement de l’action syndicale le recrutement de nouveaux membres et de membres militants constitue de bras armé de l’action. Le rythme des adhésions de la section Aquitaine ne se dément pas et progresse un peu avec 4 à 5 nouvelles adhésions/an, ce qui compense les départs en retraite et les mutations géographique avec, durant cette mandature, un fort rajeunissement de la section. Sur une liste syndicale de 70 agents, la moitié d’entre eux sont adhérents, les autres sont des sympathisants « convictionnels ». La position du syndicat dans les dossiers PPCR et RiFSEPP semble avoir une incidence sur un retour au syndicat ainsi qu’un courant de sympathie dont nous verrons peut-être les effets tangibles, comme en 2018, lors des prochaines élections professionnelles.
Mandatements
La section a vu, sur l’exercice écoulé une augmentation du nombre de mandats (+5) confiés à une quinzaine de militants, pour la plupart élus dans des instances régionales (Coras, CRFP, CLAS, CRHSCT) mais également sur des mandats nationaux (CA et CS au CNRS à l’Inserm, à l’Inria) dans les sections du Comité National (4,9,22,31) dans les CSI (InSHS, INEE, Chimie), en CAP. Un membre de la section est élu au CT ainsi qu’au CRHSCT de l’Université de Bordeaux, un autre est mandaté par l’URI au CCRRDT de la Région Nouvelle-Aquitaine. Durant la même période un membre de la section est venu rejoindre, à mi-temps, le Bureau National de notre syndicat portant ainsi à deux le nombre des militants ayant rejoints nos instances nationales. Enfin une militante de la section a été élue membre de la Commission Exécutive de la Fédération SGEN et Secrétaire Générale adjointe de nôtre syndicat pour l’Inria.
Relations avec le SGEN/Sup et actions communes
Les relations avec les composantes du Sgen/sup existent depuis plus de 20 ans. Elles s’illustrent par l’élection de membres du SCRE dans les instances des universités (Bx1, Bx2, Bx3) et depuis, à l’Université de Bordeaux fusionnée. Des tentatives d’actions communes, notamment lors des élections professionnelles de 2018 (tractage le 6 novembre 2018) n’ont connus qu’un succès d’estime et n’ont pas engendrées de suite.
La faiblesse apparente de la section Sgen/Sup à Bordeaux a conduit la Fédération Sgen à solliciter notre section pour désigner des candidats aux élections du CT ainsi qu’à celles du Conseil académique de l’Université de Bordeaux, nos deux candidats ont été élus. Malgré ce résultat il nous faut faire l’amer constat que nos communautés, qui devraient tirer avantage d’une proximité à minima « académique », s’ignorent. Ça n’a pas toujours été le cas mais nos invitations à des actions communes sont resté lettres mortes ou sont partis en ordre dispersé. Le principal écueil réside probablement sur nos stratégies revendicatives. Nous défendons des choses très différentes et il n’existe ni cohésion ni cohérence dans ce que nous revendiquons. Ainsi, les prises de position de la section Sgen de Bx Montaigne sur le RIFSEP étaient à l’exacte opposé de ce que nous revendiquions pour le CNRS, préférant les acquis locaux, propre à l’établissement, plutôt que ceux négociés à l’échelon national.
Actuellement, comme le souligne le chapitre sur les mandatements, un membre de la section est élu au CT ainsi qu’au CRHSCT de l’Université de Bordeaux, il est, avec le secrétaire de section, le délégué de notre syndicat auprès de l’UD Sgen de Gironde.
Préparation du congrès de mars 2022
Au printemps 2021 la section Aquitaine c’est porté candidate pour organiser le prochain congrès. Cette proposition, validé par le Conseil Syndical c’est concrétisé par la mise en œuvre d’un projet ambitieux porté par une équipe de 10 militants. Organisé au centre-ville de Talence, commune qui abrite 95% de l’ESR aquitain, desservi par le tram en ligne directe avec la gare de Bordeaux, les débats du congrès seront hébergés au Forum des Arts et de la Science, équipé d’une salle de conférence de 80 places. La proximité immédiate de l’hôtel réservé pour les congressistes ainsi que la restauration au pied du Forum ont été des facteurs de choix déterminants. Cette fois encore 4 mandataires de 3 EPST participeront aux échanges à venir en portant les voix et les motions de l’Aquitaine. De même deux candidats au BN s’engageront dans la prochaine mandature.
Conclusion
La vie d’une section, nous le savons tous, est avant tout la conséquence de l’engagement de ses membres. Ce sont eux qui insufflent l’élan nécessaire pour pourvoir les innombrables instances, commissions qui, sous le couvert d’une démocratie participative, asphyxie sous leurs contraintes de temps, les meilleures volontés. N’en voulons pas au législateurs mais ne soyons pas dupe, le syndicalisme a beaucoup changé, l’engagement des salariés dans la durée reste incertain. La Société s’interroge sur les conditions dans lesquelles se développera le travail de demain face aux enjeux climatiques qui impactent déjà le monde du travail. La pandémie a installé un climat de doute et profondément marquée les pratiques sociales, l’émergence du télétravail à grande échelle ne manquera pas de modifier en profondeur nos modes de vie et notre relation au travail. Gageons que les actions que nous conduirons, à l’interface de la Société et du monde du travail, dans nos sections comme à l’échelon national, constituent l’élément déclencheur qui irrigue les urnes des bulletins aux prochaines élections professionnels au bénéfice de notre syndicat et des idées que nous défendons.
Pierre-Yves Saillant
Secrétaire de la section Nouvelle Aquitaine Sgen-CFDT RechercheEPST