Réorganisation des instituts du CNRS : ni marche forcée, ni transformation sans dialogue social

En réponse à la lettre du PDG sur la réforme des instituts du CNRS

Pour la CFDT Recherche EPST, l’argument de l’intérêt scientifique ne saurait masquer une réorganisation structurelle très forte qui aura des impacts importants sur l’ensemble des personnels et des collectifs du CNRS et de ses partenaires.

Nous comptons nous emparer de ce sujet pour défendre le bien des personnels et des collectifs impactés. Nous serons également vigilants quant à de possibles changements majeurs des missions des nouveaux instituts créés. La CFDT Recherche EPST rappelle que, dans le cadre d’un dialogue social nourri, les instances et les organisations syndicales doivent être associées tout au long de ce projet. 
Nous ne nous contenterons pas d’être intégrés en fin de processus, pour ratifier un projet finalisé.

À ce stade et sans informations supplémentaires, un certain nombre de questions se posent :

  • Va-t-il y avoir des mutations forcées ?
  • Des changements d’objectifs dans les recherches actuelles ? 
  • Quelles seront les conséquences précises pour les agents dont les fonctions seraient modifiées (IFSE, mobilité forcée sur un poste ou une localisation …) ? 

 De plus, cette volonté de transformation s’inscrit maintenant dans un contexte de rapprochement imposé avec l’IRD et d’une volonté toujours affirmée des ministères de tutelle de contrôler plus étroitement la recherche, avec une vision « top-down ».

Une transformation d’une telle ampleur ne peut pas être menée à marche forcée pour répondre à une échéance politique, au détriment du temps nécessaire à la réflexion scientifique et au dialogue social. C’est pourtant ce qui est prévu : forcer une transformation scientifique avec une contrainte de calendrier politique. 

 Nous rappelons également qu’une évolution de cette ampleur, même justifiée scientifiquement, ne peut en aucun cas être l’occasion de diminuer le budget des instituts. Au contraire, si cette volonté de transformation devait se confirmer, une hausse budgétaire substantielle serait nécessaire pour accompagner cette évolution qui va bouleverser l’organisation et les équilibres dans les nouveaux instituts.