Rapport d’activité 2022 – 2025 de la section CFDT Recherche EPST Nouvelle-Aquitaine.

La section Nouvelle-Aquitaine réunis ses membres en moyenne une fois par trimestre.

Pendant quatre ans, nous avons fait vivre une section syndicale avec une idée simple : se rendre utiles, rester proches du terrain, et avancer collectivement. Ce qui a tenu la baraque, ce n’est pas “une personne”, c’est un groupe qui se parle, s’organise et se relaye. L’objectif a toujours été le même : transformer les échanges en actions, et les actions en rapport de force — parce qu’en syndicalisme, la force du nombre, ce n’est pas un slogan : c’est un outil.

Dès 2022, nous avons posé les bases : démocratie interne et participation. Lecture et discussion des résolutions, construction de synthèses de section, propositions d’amendements, travail sur les statuts et la charte de prévention des violences sexistes et sexuelles : l’enjeu était de faire remonter la voix du terrain et de peser réellement sur les orientations. En parallèle, nous avons cherché à élargir notre portée : porter des enjeux de société (notamment autour de la transition écologique) en s’appuyant sur la rigueur scientifique de nos milieux professionnels, et créer des occasions de débat ouvertes — pour informer, convaincre, et donner envie de rejoindre l’action collective.

Fin 2022 et en 2023, la priorité a été de construire la représentativité. Cela a pris une forme très concrète : campagnes, présence sur les sites, échanges directs avec les collègues, diffusion de matériel, et organisation de relais pour tenir le terrain. Les résultats n’étaient pas une fin : ils ont surtout permis de renforcer notre place dans le dialogue social et d’investir les nouvelles instances (santé, sécurité, conditions de travail ; développement professionnel et social). Là encore, c’est le collectif qui fait la différence : sans relais, sans volontaires, sans présence continue, la représentativité reste théorique.

La même période a aussi été marquée par de grands conflits sociaux, en particulier la réforme des retraites. Nous avons tenu la mobilisation sur la durée, en lien avec les dynamiques intersyndicales, en informant, en appelant au rassemblement, en maintenant une cohérence de discours. Et surtout : en gardant l’unité comme priorité, parce que la division fatigue plus vite que l’adversaire.

En 2024, nous avons consolidé notre action sur deux fronts. D’un côté, les sujets très “quotidiens” mais déterminants : budgets, conditions de travail, reconnaissance et rémunérations. Nous avons suivi les annonces, contesté ce qui devait l’être, obtenu des avancées partielles (comme sur certaines primes), tout en continuant à porter des exigences d’équité. De l’autre, nous avons préparé l’avenir : congrès, orientation syndicale, et lancement progressif d’un axe structurant autour d’une transition écologique juste, avec le programme des Sentinelles Vertes. L’idée : ne pas opposer social et écologie, mais les traiter ensemble, de façon praticable, avec des outils et des actions qui parlent aux collègues.

Début 2025, nous avons continué à élargir la mobilisation et la visibilité : formats plus ouverts (webinaire sur l’avenir de la recherche), réaction rapide sur des dossiers locaux sensibles, et surtout préparation de l’Assemblée Générale qui devait renouveler la gouvernance. Cette étape a montré la solidité du collectif : un nouvel exécutif élu à l’unanimité, une passation claire, et une continuité assurée — preuve qu’une section tient quand elle sait transmettre, partager, et faire monter des énergies nouvelles.

Au final, cette expérience montre une chose : quand le “nous” existe, il devient une force. Une force qui informe, qui protège, qui négocie, qui mobilise, et qui obtient. Ce que nous avons défendu, au fond, c’est une idée très simple : seul on s’épuise, ensemble on pèse.

Pierre-Yves Saillant

 Ancien secrétaire de la section Nouvelle Aquitaine