Commission d’enquête sur l’excellence universitaire
La CFDT Éducation Formation Recherche Publiques était invitée au Sénat pour répondre aux questions de la sénatrice Laurence Garnier (LR), dans le cadre de la commission d’enquête sur l’excellence universitaire.
L’occasion pour nous de rappeler les fondamentaux :
– les universités, en France comme ailleurs dans le Monde, sont le lieu où recherche et enseignement se croisent et se nourrissent respectivement ;
– les personnels universitaires ont à cœur de bien faire leur travail, mais ils sont surchargés de travail, notamment sur leurs missions d’enseignement et d’administration ;
– cette surcharge de travail, qui provient de décisions prises par l’État, pénalise la recherche française ;
– cette surcharge de travail a un impact sur la santé des personnels : 60 % des enseignants-chercheurs estiment que leur travail met en danger leur santé physique ou mentale ;
– cette surcharge de travail a désormais un impact sur l’attractivité des métiers de la recherche : 8% des postes de MCF n’ont pas été pourvus aux concours depuis 2020.
Pour l’excellence de la recherche française, il est essentiel de réduire la charge de travail des enseignants-chercheurs, pour qu’ils puissent remplir leur mission de recherche dans de bonnes conditions.
Pour la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, les questions de la rapporteure sur de nouvelles méthodes de recrutement ou de promotion des chercheurs et enseignants-chercheurs se trompent de cible : il y a 55 000 enseignants-chercheurs en poste ; on recrute environ 1 200 nouveaux enseignants-chercheurs chaque année. Il est plus important, et plus urgent, de réfléchir aux conditions de travail et à l’épuisement des 55 000 enseignants-chercheurs en poste, pour qu’ils soient en mesure de faire leur travail, que de réfléchir aux conditions d’embauche des 1 200 nouveaux.
