1 – LA RECHERCHE PUBLIQUE, ACTEUR CLÉ DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE

Les aléas climatiques (canicules, tornades, inondations…) que nous connaissons aujourd’hui sont les symptômes d’une crise plus globale, mais aussi un appel à l’action immédiate.
Face aux défis climatiques et à l’urgence de la transition écologique, la recherche publique n’est pas un simple outil : elle est le socle de notre capacité collective à anticiper, comprendre et agir. Les laboratoires des EPST produisent les connaissances indispensables pour protéger la biodiversité, adapter l’agriculture ou atténuer les risques sanitaires et environnementaux
Pourtant, ce potentiel est aujourd’hui menacé par des budgets insuffisants, une précarité généralisée et une logique de compétition qui étouffe la recherche au service de l’intérêt général.
Pour la CFDT Recherche EPST, la transition écologique est une opportunité historique pour réaffirmer le rôle central de la science dans notre société. Cela passe par une science libre, stable et indépendante, capable de guider la société vers un avenir plus durable.
C’est pourquoi, dès 2020, la CFDT a créé les « Sentinelles vertes », un réseau militant visant à promouvoir une transition écologique juste, en impliquant agents et adhérents dans des actions collectives, des initiatives concrètes et des formations.
LA SLOW SCIENCE, UNE AMBITION DURABLE ET SOBRE
L’élaboration de nouvelles connaissances en matière de transition écologique prend du temps et demande la mobilisation de toutes les énergies. Elle s’appuie sur les résultats de la recherche fondamentale menée depuis des décennies. Privilégier l’exercice de la slow science en matière de transition écologique n’est pas un renoncement à l’excellence, mais une réaffirmation de ce qui fait la force de la recherche publique : le temps de la réflexion, la coopération et la production de savoirs robustes. Pour la CFDT, cela implique de repenser en profondeur les modalités d’évaluation. Il s’agit de valoriser non plus la quantité des publications, mais la qualité des travaux, leur impact social, environnemental et leur contribution à l’intérêt général.
Cela signifie aussi reconnaître toutes les dimensions du métier de chercheur : l’encadrement, le travail collectif, la médiation scientifique ou l’engagement institutionnel. Des critères d’évaluation transparents, contextualisés et élaborés avec les personnels permettraient de réduire la pression productiviste et de restaurer le sens du service public.
LA RECHERCHE PUBLIQUE, UN ACTEUR CENTRAL DU DÉBAT SOCIAL ET POLITIQUE
La recherche publique ne peut remplir son rôle si elle n’est pas reconnue comme un acteur central du débat social et politique. Les EPST doivent être en mesure de peser dans les décisions, en apportant des données rigoureuses et des solutions concrètes. Leur crédibilité repose sur la cohérence entre leurs valeurs et leurs actes : transparence des choix, respect des personnels et engagement en faveur de pratiques durables.
Pour que la science regagne sa place dans le débat public, il faut lui donner les moyens de son ambition. Cela signifie des financements pérennes, des emplois stables et une autonomie préservée des pressions économiques ou politiques. Sans ces conditions, comment prétendre répondre aux enjeux climatiques avec la rigueur et l’audace nécessaires ?
Avec la CFDT, faisons de la science publique un pilier de notre avenir commun.
