5 – MOBILITÉ : OU JE VEUX, QUAND JE VEUX !

La mobilité comprend la mobilité géographique (changer de lieu d’affectation), mais aussi la mobilité thématique ou fonctionnelle (changer de domaine de recherche, changer de BAP, etc.). Dans tous les cas, c’est un droit pour tous les fonctionnaires, qui doit s’appliquer aussi aux agents des organismes de recherche. Dans la pratique, on constate que ce droit est souvent difficile à mettre en œuvre, pour de nombreuses raisons. La CFDT Recherche EPST veut lever les freins à la mobilité, pour que ce droit devienne un droit effectif et non plus théorique.

Nous demandons d’abord l’application de la loi : les mutations prioritaires (rapprochement familial, proches aidants, contraintes familiales, réorganisation de services) doivent être véritablement mises en place. Les organismes de recherche doivent respecter la loi !

Notre syndicat demande que les responsables (de laboratoire, d’institut, d’organisme) ne puissent plus s’opposer au départ d’un agent en mobilité, y compris pour des mobilités internes à l’établissement, vers d’autres organismes de recherche, vers des établissements d’enseignement supérieur ou même vers d’autres fonctions publiques. Ce droit de veto des responsables de structures, qui ne veulent pas voir partir leurs agents au risque de perdre le poste, est aujourd’hui le principal frein à la mobilité.

La CFDT demande un véritable accompagnement à la mobilité ainsi que la création de cellules dédiées dans les organismes et sur les territoires. Il faut créer des interfaces web dédiées et permettre une prise en charge simple des frais de déménagement. Il faut aider les agents dans leurs démarches administratives. Il faut aussi permettre la poursuite des recherches scientifiques en cours : il n’est pas sain d’obliger les chercheur·es à repartir de zéro dans leur nouveau laboratoire, au nom de la propriété intellectuelle des résultats.

Nous revendiquons un affichage en interne de toute vacance d’emploi avant même une ouverture au concours externe.

Pour faciliter les mobilités, il faut aussi que la réintégration éventuelle, en cas de retour, ne soit pas envisagée comme un risque ou une punition : il faut réellement garantir un poste en cas de réintégration, et proposer des fonctions et un niveau de responsabilité qui soient en lien avec le poste occupé au départ et/ou avec les compétences acquises pendant la mobilité. La limite de trois postes proposés pour la réintégration est trop souvent utilisée comme une menace pour contraindre les agents à prendre des postes qui ne correspondent pas à leurs compétences et qualifications. Notre syndicat propose de supprimer cette limite pour la réintégration des agents qui étaient partis en mobilité.