6 – L’INCLUSION DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP : UNE PRIORITÉ !

La loi de 2005 l’a promis : l’accessibilité, l’aménagement des postes et l’évolution professionnelle pour tous, sans discrimination.

La réalité ? Après 21 ans, ces droits restent trop souvent lettre morte. La loi garantit l’égalité, mais la pratique révèle un fossé profond. Le handicap doit être une préoccupation collective, motivée par la solidarité, l’expérience personnelle et une politique volontariste des EPST.

Pour la CFDT Recherche EPST, l’inclusion des personnes en situation de handicap est une PRIORITÉ : il s’agit de lutter pour garantir leur pleine intégration dans les établissements de recherche publique, sur un pied d’égalité, en supprimant tous les freins et en transformant les pratiques pour une inclusion effective.

La diversité des situations de handicap se heurte à de multiples barrières :

  • Administratives : délais, complexité des démarches, multiplicité des interlocuteurs.
  • Financières : budget insuffisant pour les aménagements.
  • Culturelles : stéréotypes, méconnaissance du handicap, manque de formation des responsables.
  • Structurelles : locaux inaccessibles, outils non adaptés, organisation rigide.
  • Informationnelles : manque de transparence, communication peu efficace.

Le dialogue social doit être la voie privilégiée pour traiter de l’insertion et du maintien en emploi des personnels en situation de handicap, ainsi que pour lutter contre le risque de désinsertion professionnelle. C’est une approche articulant recrutement, maintien en emploi et parcours professionnel qui doit être mise en œuvre.Au-delà de l’accessibilité des lieux de travail (locaux professionnels, espaces sanitaires, stationnement, restauration collective, espaces de réunion, etc.), souvent citée comme favorisant l’emploi des personnes en situation de handicap, c’est sur l’ensemble des déterminants du travail qu’il faut agir.Par ailleurs, l’absence ou l’insuffisance d’accompagnement des agents en situation de handicap pose souvent problème.Pour relever ces défis, il est indispensable que les établissements de recherche :

  • pensent l’organisation du travail pour permettre également aux personnes en situation de handicap et à celles atteintes d’une maladie chronique d’effectuer leur travail dans les meilleures conditions (aménagement de poste, etc.),
  • impulsent des pratiques managériales favorables à l’inclusion et à l’intégration des collègues en situation de handicap au sein du collectif de travail,
  • refusent et condamnent les pratiques discriminatoires envers ces agents et ces agentes.

Pour notre syndicat, l’insertion, le maintien en emploi et l’évolution professionnelle des personnes en situation de handicap supposent un droit et un accès garantis à la formation initiale et professionnelle.